Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Ma VIH

  • Toujours vivant!

    La vie, la vie, la vie!

    Elle m'a pris à bras-le-corps et m'a entraîné dans une course folle digne des plus terribles manèges. Beaucoup d'émotions. Beaucoup d'action. Beaucoup de tout. Pour le moment, une vie bien remplie.

    J'ai encore le goût d'écrire même si je ne vois pas quand j'en trouverai le temps.

    J'ai encore plein de choses à dire. Mais une surtout : la vie continue, même lorsqu'il faut l'écrire avec un "h". Un "h" qui est devenu minuscule au fil du temps et des aventures. Fini la majuscule qui prend toute la place. Oui, je suis encore porteur du VIH. Oui, ça fait encore partie de mon quotidien. Mais maintenant, il m'arrive de l'oublier. Pendant quelques instants. J'ai autre chose à penser. J'ai autre chose à faire. J'ai autre chose à être.

    C'est le désespoir qui m'a fait commencer ce blog. C'est l'espoir que je veux partager qui me fait y revenir. J'ai besoin de dire que malgré que l'ai crue finie, ma vie continue et qu'elle vaut d'être vécue. Je sais, ça fait un peu cliché de dire ça, mais c'est quand même vrai. Je ne dis pas que c'est tous les jours facile. Peu s'en faut. Mais, au-delà du diagnostique, il y a la vie. Pour certains, c'est plus long que d'autres pour en arriver à cette conclusion. J'en suis. Je suis lent. Je l'ai déjà écrit. Mais parfois l'immobilité est illusoire. Le fleuve continue de couler sous l'eau calme.

  • Les erreurs, non pas les succès

    Je viens tout juste de regarder un épisode d'une nouvelle série télévisée qui se terminait sur cette note : "Ce sont nos erreurs et non pas nos succès qui font de nous qui nous sommes".

    Ce matin, je me suis levé "groggy" après une bonne nuit de sommeil sous la couette, le nez au frais. Je me sentais comme un petit garçon espiègle, enjoué. La température mossade aura eu raison de ma bonne humeur matinale. Mais j'ai confiance qu'elle revienne. Les émotions sont comme les vagues et les marées de la mer : elles vont et viennent sans cesse. Parfois hautes, parfois basses. Quelques fois impressionnantes, souvent appaisantes. Mais jamais on ne s'en lasse.

  • Après le printemps, l'automne

    L'été, je ne l'ai pas vu.
    A-t-il seulement eu lieu?
    Manque de chaleur, journées grises et pluvieuses trop nombreuses.
    J'ai pas pu pédaler à mon goût.

    L'amour trouvé au premiers jours de printemps, c'est envolé avec les derniers jours de l'été.
    Un mardi soir, il m'annonce que la veille, il avait acheté un billet aller-simple pour retourner au sud de l'équateur.
    Comme ça, il quittait ma ville, mon pays, ma vie.

    Les violons jouaient lors de notre rencontre à la croisée d'une porte de métro.
    Les cymbales ont fait un bruit de tonnerre déchirant oreilles et coeurs au passage.
    Son si beau sourire qui m'avait tant fait craquer cachait bien des secrets.
    Comme tant d'autres, comme tous les autres, ce ne fut que l'histoire d'un moment.

    Mais la Vie, paraissant si cruelle, s'est montrée bonne à mon égard.
    Peu de temps s'est écoulé avant qu'un autre "hombre" ne croise mon chemin.
    Cette fois, pas d'illusion (enfin, j'essaye!): il n'est pas là pour rester.
    C'est mon karma, c'est mon destin.

    Mais en attendant, il réchauffe mon coeur, mes jours et mes nuits.
    C'est simple, presque "basique" je dirais.
    Étrangement, le premier m'aura préparer au deuxième.

    Je croyais que ça ne serait que pour une nuit.
    Mais je n'ai pas pu résister à la tentation de glisser un bout de papier avec mon numéro de téléphone écrit dessus avant de quitter son appartement au petit matin. Je me disais qu'il ne se rappellerait probablement même pas de moi à son réveil. Il m'a rappeler aussitôt le bout de papier trouvé. Depuis ce jour-là, nous passons beaucoup (beaucoup) de temps ensemble.