2006.11.26
Anglais, langue seconde
Ce soir je suis allé voir la projection du film Open Cam au festival image+nation. Un suspens gai, une histoire de meurtre en série sur fond de toile internet. Un vrai navet oui! Les acteurs jouaient mal, le scénario ne tenait pas la route, le son et l’image étaient de qualité suspecte mais surtout inégale. La seule chose que j’aie aimé fut la foule qui fréquente ce genre d’événement.
Dans la salle, il y avait un mec qui ressemblait vaguement à mon ami de Rotterdam. En sortant du ciné, j’aurais aimé être avec lui. Il aurait probablement « bitcher » sur le film en faisant des commentaires « nasty ». Il aurait parlé du beau corps de l’acteur principal, il aurait probablement dit que c’était la seule chose qui valait la peine d’être vue. J’aurais ri, il y aurait eu du soleil dans mes yeux.
Plein de souvenirs sont remontés à la surface. Je n’avais pas fréquenté ce festival depuis un bout de temps. Ça m’a rappelé mes années en couple parsemées d’activités de ce genre. Dans le temps, mon entourage était plus anglophone. Ça aussi, ça me manque. Les meilleures expériences de ma vie, je les ai vécues en anglais. Je crois, en quelques sortes, que l’anglais est ma langue affective. L’humour n’est pas le même, les relations sont différentes aussi.
L’été dernier, quelqu’un qui me faisait remarquer comment il était facilement possible d’être ami avec des gars gais anglos mais ô combien c’était toute une prise de tête d’être en relation amoureuse avec eux. Inversement, il est presqu’impossible d’avoir des amis gais francophones sans tension sexuelle alors qu’en amour, c’est vraiment pas compliqué. Je ne pouvais que corroborer à partir de mes propres expériences. J’imagine que je dois aimer les prises de tête car la majorité de mes petits amis furent anglophones. J’ignore si cette observation sociale ne s’applique qu’au Québec ou si elle dépend vraiment de la langue/culture?
Le débat est ouvert.
02:45 Publié dans Le quotidien, Les relations | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note


Commentaires
Anglophones, francophones: deux solitudes. On ne peut pas dire que le film était un navet. Ça serait insultant pour les navets!
Ecrit par : Pierre-Yves | 2006.11.26
Pour avoir déjà tenté d'entreprendre une relation avec un anglophone, je trouvais ça difficile parce que je ne pouvais pas m'exprimer aussi rapidement. En plus, les coutumes n'étaient pas les même que les Québécois... ca a flippé rapidement. ahahah
Ecrit par : Claudine | 2006.11.29
Mes relations longues ont toujours été allophones, peut-être une recherche d'altérité dont certains couples gays ont tendance à manquer - et pour cause (-;
Ecrit par : poly | 2006.12.08
En chinois, en yiddish ou en tamoul, tu me manques...
Ecrit par : Pierre-Yves | 2006.12.25
Bonne année en passant...
Ecrit par : poly | 2007.01.03
J'espere que tu vas bien! J'ai hâte de te lire!
Bonne année!
Claudine :)
Ecrit par : Claudine | 2007.01.04
Il paraît que les notes sont sur papier. Ben... il faut être patient. ;-)
Ecrit par : Pierre-Yves | 2007.01.04
Conclusion : tu avais raison
(Mais attention, c'est pas un comm pour te mettre de la pression. Non, non)
(en tout cas, ça rime)
Ecrit par : Pierre-Yves | 2007.01.12
Enfin de retour. Désolé de ma longue absence. J'avais besoin de repos et de m'éloigner du net. Bonne année à tous et à toutes.
@Claudine : Mes relations les plus significatives furent majoritairement avec des anglophones. Je crois qu'on reste marqué par notre premier amour, le mien était anglo... d'où le fait d'être resté accro j'imagine. ^^
@poly : Merci d'être toujours là. J'aime bien ton idée d'un besoin d'hétérogénéité linguistique à l'intérieur d'une homogénéité sexuelle.
@Pierre-Yves : Mon toujours présent! Je te suis revenu et en français! Aussi riche que j'ai pu le trouvé. J'ai finalement fait passer une de mes notes du papier à l'écran. Je sais, il fallait être très patient.
Ecrit par : GP | 2007.01.27
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