2006.08.16
Crack of dawn
Alors me voilà shorts et baskets galopant en faisant le tour de mon parc en cet aube naissante. Je m’imagine en « Nate Fisher » de la série « Six Feet Under » faisant son jogging. Bon ok, je ne suis pas aussi sexy, mais… on peut bien rêver, non? Après tout c’est encore un peu la nuit. Je me secoue les bras, le corps. La respiration se fait plus active. L’air remplit mes poumons. Ça me fait du bien.
Le boulot recommence à ne pas être jojo, la tension monte, mes collègues partent les uns après les autres, parfois en déserteurs, parfois en blessés de guerre. Quoiqu'il en soit, c'est le branle-bat de combat! J’ai le goût de partir moi aussi. De plus en plus. La motivation n’y est plus. J’ai p’us le goût de cette course folle qui ne mène nulle part. Je sens que le bateau coule et je ne veux pas couler avec. Non merci! J’ai déjà coulé avec mon propre navire et je recommence à peine à m’en remettre, je n’irai quand même pas me foutre à l’eau pour un organisme qui n’est même pas vivant!
Il faut bouger. Mais la recherche d’emploi, ça n’a jamais été mon fort. J’ai besoin de changement dans ma vie. Cet été, j’ai croisé plein de gens qui venaient d’ailleurs. Ça me donne le goût d’aller voir ailleurs moi-même, ne serait-ce que pour voir si j’y suis. Pour me retrouver peut-être? Je pense à peut-être changer de carrière, encore une fois. Mais retourner sur les bancs d'école... Hummmm... c'est un pensez-y bien! Y'en a marre.
– L’enseignement. Tu y a déjà penser? me demandait M.-L. hier soir, pendant notre souper sur la magnifique terrasse du Santropol.
Aille! Il n’y a pas que les moustiques qui piquent!
– Oui.. j’y ai déjà songé.
– Quelque chose comme le français, ça te permettrait même de travailler ailleurs. J’ai entendu dire que les écoles de Toronto recrutent les étudiants dès leur deuxième année. Je sais pas ce qui en est de Vancouver dont tu rêves depuis si longtemps, mais… peut-être?
– En plus, j’aurais encore mes étés en vacances.
– Probablement le double de ton salaire aussi! Et des avantages sociaux intéressants.
– Mais quitter Montréal?
– Tu y reviendras, c’est certain, tes racines sont enfouies trop profondément ici.
Voilà de quoi réveiller un dormeur!
06:35 Publié dans Le boulot, Le quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boulot, matin, aube, espoir
2006.08.09
le jet-set de divan
J'ai beau dire que la fête est finie, la vie semble vouloir la continuer avec ou sans moi.
Ce soir, j'ai soupé avec une copine qui revient d'un séjour de deux mois et demi au Burkina Faso en mission humanitaire. Elle m'a montré plein d'images et raconté plein d'histoires. Ce fut le genre d'expérience qui change une vie, ou du moins, la vision qu'on en a. J'ai été ému d'entendre son expérience, les rencontres qu'elle a fait et comment elle se retrouve changée.
Revenu chez moi, le téléphone a sonné. Ma copine qui revient d'un voyage de 6 semaines, principalement en Allemagne mais aussi à Rome et à Copenhague . Nous nous sommes raconté nos étés. Moi à Montréal, elle en Europe. Elle vient d'Allemagne et est installée au Canada depuis plus de dix ans. Je l'ai rencontré au travail lorsqu'elle venait à peine d'arriver au pays. Je fus un de ses premiers amis ici. Elle m'a déjà dit que j'avais grandement contribué à ce qu'elle reste car je suis arrivé à un moment où elle avait besoin d'amis pour s'ancrer dans sa terre d'adoption. L'idée d'avoir joué un rôle important dans la vie de quelqu'un m'a toujours plue. Maintenant elle est mariée et mère de deux enfants, elle habite en région et je ne la vois plus très souvent, mais on garde encore le contact.
Après un été à fréquenté des gens de Zurich, de Rotterdam et autres grands voyageurs, comme mon amie V. qui revient tout juste de France, où elle a pris mari mais pas pays, je me trouve pas mal jet-set. C'est étrange comment je suis entouré de gens qui viennent et vont ailleurs alors que moi je suis très bien vautré dans mon divan. J'ai toujours dit que je voyageais par le biais des personnes que je croise.
Un jour à philosopher sur une autoroute californienne avec mon ami vietnamien K., je lui demandais pourquoi, selon lui, j'attirais et étais ainsi attiré par les gens d'ailleurs? Il m'a dit que j'étais quelqu'un de profondément enraciné qui rassurait les voyageurs en mal de permanence. Alors que moi, j'aime rêver des cieux que leurs yeux ont vus. Quelle sagesse! C'est ce qui m'a attiré chez lui et qui a fait que je veuille qu'on devienne amis.
Éloge aux amitiés enrichissantes.
23:10 Publié dans Le quotidien, Les relations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : amis, voyages, divan
2006.08.06
La fête est finie
Voilà... la fête est finie... enfin! Ou presque…
J. repart demain pour la Hollande. Avant-dernière visite estivale pour moi. Il a le coeur lourd, il a trouvé l'amour ici mais il repart au loin. Sentiment qui m'est familier. Les OutGames et le Pride se terminent aujourd'hui. La chaleur tombe le soir, nous laissant dormir en paix la nuit. Le boulot reprend son rythme fou à partir de demain. Et je n'ai plus d'aventures en vue. Fiou! Vivement le retour à la vie "normale"! Pourquoi donc cette mélancolie alors? Peut-être parce que moi aussi, j'aurais bien aimé avoir une main (une en particulier) dans la mienne en me baladant dans les rues aujourd'hui parmi la foule. Hummmm.. mon coeur bat encore... même si ce n'est pas encore pour le bon. J'ai essayé de le blinder mais... j'ai pas réussi au complet. J'ai peur du tonnerre, pourtant sa voix résonne tout autant dans mes oreilles même si elle s'est tue.
Dis Tout Sans Rien Dire
Daniel Bélanger – Rêver mieux
Si jamais on te demande
Où je suis passé
C'est facile, invente
Dis tout sans rien dire
Ou mens sans mentir
Ne dis surtout pas
Combien j'ai peur
De ces voix dans ma tête
Qui me racontent
Des histoires bizarres
Et très étranges
Je finis par les croire
Et elles me hantent
Du matin au soir
Dis tout sans rien dire
Ou mens sans mentir
Je fais un rêve
Chaque nuit le même
Et dans ce rêve
Tout est plus réel et plus terrestre
Où je me vois tout en contrôle
Aimer la vie, m'aimer aussi
Si jamais
Tu fais un vœu
Sous une étoile filante
Ferme les paupières
Pense à moi ton frère
Vois comme je suis pauvre
Face à toi, l'âme saine et sauve
Si je suis fou comme je le pense
Reste là à mes cotés
En silence, sans rien dire
23:15 Publié dans La musique, Le coeur, Le quotidien, Les relations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


